The Lord is my shepherd; I shall not want

My writing with Jesus Christ


Blue sky at green midlands lift you up closer to God

Book 17 Description

Book 17 description - Exhumation. Scrolling corpses in the tribe Betsileo in Madagascar [pl]

Exhumation. Scrolling corpses in the tribe Betsileo in Madagascar [pl]

Description du livre - Exhumation. Cadavres de défilement de la tribu Betsileo à Madagascar [pl]

Exhumation. Cadavres de défilement de la tribu Betsileo à Madagascar [pl]

Exhumation. Cadavres de défilement de la tribu Betsileo à Madagascar [pl]

Père Josef Niesyto, dr hab.


Il est probable que la dévotion funéraire traditionnelle, formée pendant des siècles dans la tribu Betsileo, l’objet de cet ouvrage, ne fût pas un ensemble de croyances et de coutumes homogènes.

Elle résulte du caractère spécifique de la culture pour laquelle le dynamisme constitue un attribut inséparable. Par conséquent il y a des éléments qui connaissent un développement, et il y en a d’autres qui disparaissent.

Dans la tribu Betsileo, la sphère de la culture spirituelle aussi bien que religieuse est strictement liée aux plans matériel, économique et politique de la vie.

Il est incontestable que les facteurs civilisateurs qui ont touché la population de la tribu Betsileo ont affecté d’une manière importante la formation de l’approche malgache à la question de la mort. La situation politique à Madagascar après 1947 a joué un rôle essentiel. Malgré la forte pression du progrès de la civilisation, les effets de celui-ci n’ont presque pas affecté l’approche malgache à la question de la mort, la façon de la comprendre et la célébration de ce phénomène.

La tradition de la tribu, transmise par les générations, a joué un rôle fort appréciable pour la stabilisation d’une vision bien précise de la vie et de la mort. Il faut y ajouter une activité intensifiée dans le cadre des missions des communautés chrétiennes qui, par leur travail d’évangélisation, influençaient d’une manière assez efficace la formation de la mentalité et les coutumes de la tribu Betsileo.

Ce modèle de la vie religieuse établi et cultivé pendant les générations a persisté, dans une grande mesure, jusqu’à l’époque contemporaine.

Il est sûr que les facteurs suivants ont eu une influence destructrice sur la tradition de la tribu : la migration de la population, le système socioculturel, les changements socio-économiques, le progrès technique et la politique de l’état après 1947 qui visait à l’établissement de la démocratie.

Tous ces facteurs influençaient, dans une grande mesure, les changements de l’approche malgache au phénomène de la mort et les traditions connexes liées aux mœurs funéraires.

Les études réalisées dans la tribu Betsileo dans le cadre de ce problème, dont le fruit a été cet ouvrage, ont permis de présenter le rite spécifique et unique lié à la mort et à l’exhumation « Ati-damba » qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts.

Sur la base des matériaux de recherche collectés, il est possible d’apercevoir que les contenus culturels des croyances traditionnelles présentent un caractère peu commun. Ils sont beaucoup plus originaux que ceux des cultures de l’Afrique continentale et de l’Asie.

L’éthographie qui étudiait la culture malgache traditionnelle l’opposait entièrement au Christianisme. Elle démontrait ce que les deux systèmes culturels avaient en commun lors des contacts. Elle se concentrait avant tout sur la forme extérieure, les aspects superficiels des coutumes et des cérémonies.

Une analyse approfondie des textes sources, et les études réalisées par l`auteur sur le terrain, ont permis une compréhension plus en profondeur de la matière culturelle en question, et une plus grande appréciation du sens du rite lié à la mort qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts. Cela a permis de découvrir qu`il y a toujours rapport entre certains éléments de la spiritualité traditionnelle avec la spiritualité catholique, et de mettre en avant une richesse extraordinaire des invocations et des mœurs qui font partie de la cérémonie liturgique. Il est à remarquer que « ars moriendi » et « sepeliendi » des Betsileo semblent souvent être des exemples copiés qui étaient autrefois présents dans tout le mode chrétien. Ils ont permis à plusieurs générations de chrétiens de vivre plus doucement le drame de la mort en offrant une vision d’une vie dans l’au-delà. Les études ont également permis de découvrir les modifications qui se produisaient dans les rites funéraires au cours des années.

On a défini également les causes des changements dans la population Betsileo liés à la manière de comprendre la notion de la mort aussi bien que les formes de la célébration familiale et communautaire. Ces changements dépendent souvent des conditions de vie d’une population.

La célébration funéraire traditionnelle aussi bien que les rites qui consistent à apporter des nouveaux linceuls aux défunts, l’« Ati-damba », sont soigneusement entretenus par les générations successives et ne disparaissent pas.

Les chefs de familles, de clans et les leaders chrétiens jouaient autrefois, et jouent toujours, un rôle important pour la continuation de la cérémonie funéraire. Ils entretiennent et cultivent les croyances traditionnelles qu’ils ont héritées des Ancêtres Razana et les formes des cérémonies funéraires comme le rite « Ati-damba » qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts.

Les croyances et les mœurs funéraires entretenues par la population Betsileo prouvent que la croyance en la vie dans l’au-delà est profonde. Cette constatation est confirmée par l`analyse de l`auteur des croyances eschatologiques et anthropologiques reconnues chez les Betsileo. Leurs activités rituelles lors de l’exhumation, aussi bien que les cérémonies qui consistent à apporter des nouveaux linceuls aux défunts, ou bien, à offrir un nouveau vêtement blanc au décédé, parlent avec éloquence de ces croyances. Certains des éléments opposés à la doctrine de l’Église catholique sont aussi présents.

L’existence de phénomènes tels que, la signification prophétique des mots, la présence des « esprits » à côté du corps, confirme qu’il est possible de découvrir un certain syncrétisme dans la religiosité des Betsileo. À la lumière d`un jumelage apparent de certains éléments de la foi chrétienne aux croyances traditionnelles, il est possible de tirer la conclusion, que le mystère de la mort et celui de la vie dans l’au-delà, présents dans la théologie et l’esthétique catholique, n’ont pas favorisé l’élimination ni l’assimilation de l’eschatologie locale. La foi chrétienne qui a été à l’origine de l’activité des missions, a profondément emparé les tribus Merina et Betsileo du Plateau de Madagascar, d’où elle a emparé d`autres groupes ethniques au Madagascar.

Les pratiques occultes constituent un des éléments de la culture indigène. Ce phénomène confirme que la foi des Betsileo inclut la présence des esprits et la possibilité d’établir un contact avec les esprits des Ancêtres Razana. Cette croyance est une partie essentielle de leur credo. Quoique les croyances traditionnelles et les cérémonies funéraires dans la tribu Betsileo dépassent les cadres de l’orthodoxie théologique, ces éléments ont été acceptés par les communautés chrétiennes et forment un noyau séparé pendant les funérailles.

La situation socio-économique actuelle, notamment dans les grands centres urbains à Madagascar, et le développement technologique associé, affectent de plus en plus la vie traditionnelle. D’une part, cela mène à la destruction des formes anciennes en ce qui concerne la foi et les pratiques qui consistent à apporter des nouveaux linceuls aux défunts. D’autre part, il y a tendance à établir un nouveau modèle basé sur les croyances traditionnelles en tenant compte des changement civilisateurs. On dirait que la culture traditionnelle « se débrouille » bien avec tout ce qui est moderne.

L’anthropologie reconnue par les Betsileo (dans le contexte de la discussion qui entoure le sujet de la mort) est proche des notions chrétiennes. L’être humain est perçu comme union de l’âme et du corps. C’est l’âme qui occupe la première place. La notion de l’âme n’est pas précise. D’habitude, il est question de « l’esprit » qui est immortel. Le corps et les os constituent une sphère inférieure. Cette approche à l’être humain n’est pas du tout un mépris envers le corps humain, mais indique que l’existence humaine a pour but de s’unir avec le Dieu Zanahary.

Chez les chrétiens, ce but s’appelle le « salut de l’âme ». D’une part, la conception traditionnelle de la population Betsileo présente l’homme comme un être imparfait, faible, peccable et fugitif. Par contre, il est un quelqu’un de magnifique parce qu’il est constitué de façon à collaborer avec le Dieu Zanahary et s’unir aux Ancêtres.

La croyance en une vie dans l’au-delà affecte d’une manière remarquable la vie quotidienne des Betsileo et détermine la manière pour eux de quitter ce monde. Le moment de la mort et de la séparation de la famille, et des proches, n’est qu’un doux passage vers la communauté des Ancêtres-Razana. La mort a lieu avant tout sur le plan religieux.

En ce qui concerne l’image traditionnelle du phénomène de la mort, la population Betsileo distingue deux catégories de mort : la « bonne » mort et la mort « mauvaise », ce qui entraîne des préparations qui correspondent aux deux sortes de mort avant de passer dans l’autre monde.

Le phénomène de l’apparition des esprits des décédés et de leurs rencontres avec les vivants, dans la réalité aussi bien que dans les rêves, produit une représentation distincte de la vie après la mort et joue un rôle énorme au point de vue psychologique.

Les rencontres avec les esprits aussi bien que leurs visites pendant le sommeil ont une grande influence sur le renforcement des pratiques traditionnelles par une tendance vers la prière et l’oblation traditionnelle, et aussi par le renforcement des relations entre les vivants et les morts. L’apparition des esprits prouve que la conception préchrétienne de l’outre-tombe qui est proche et qui permet la communication avec les vivants, reconnue également au Moyen-Âge chrétien, est toujours actuelle chez les Betsileo.

Toutefois il faut séparer ici les croyances traditionnelles, léguées par la tradition orale, des idées chrétiennes. Pour les chrétiens, le Jugement est la plus importante des dernières affaires. Chez les Betsileo, le jugement est vu (selon les informateurs) comme jugement unitaire qui a lieu juste après la mort. En fait, le jugement dernier n’entre pas en ligne de compte. Dans le cadre du jugement, il s’agit du défunt, du Zanahary Dieu et les Ancêtres-Razana qui agissent comme juges. La vision anthropomorphique chrétienne du jugement est accompagnée d`un climat d’horreur adouci par la présence du Christ et par l’intercession de la Vierge Marie. Selon l’opinion de la génération plus âgée des chrétiens Betsileo, le purgatoire est un lieu de souffrances douloureuses. En principe, leur vision du ciel et de l’enfer est conforme « à l’enseignement de l’Église ». Par contre, « l’eschatologie traditionnelle » dépasse les cadres du schéma classique. Dans les croyances traditionnelles, le purgatoire aussi bien que l’enfer n’existent pas.

Pourtant dans le contexte des formes des cérémonies funéraires, il est possible de parler d’un « purgatoire » tout particulier au sens physique, soit matériel. Compte tenu de la définition de purgatoire interprétée par l’enseignement de l’Église catholique, pour laquelle c’est le lieu de la purification de l’âme des erreurs commises, il est possible de faire une analogie avec une coutume qui existe dans la tribu Betsileo. Cette « purification » a lieu lors de la cérémonie « Ati-damba » qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts. Dans un certain sens, c’est une référence à la sphère spirituelle parce que la purification du corps est nécessaire pour permettre à l’âme du défunt de passer, par la phase de la purification spirituelle, dans l’autre monde, et de revenir à Dieu Zanahary pour s’unir avec Lui à jamais.

En ce qui concerne l’existence de l’enfer, il est possible de trouver dans les croyances traditionnelles une certaine analogie avec la vision catholique de la peine éternelle. L’enfer traditionnel malgache est le temps qui coule à partir du moment où quelqu’un apprend qu’il est exclu d’une communauté à cause des infractions commises. Après sa mort, le corps n’est pas enseveli dans le tombeau de la famille et, par conséquent, il est privé du bonheur éternel. Dans ce contexte, on peut parler d’un substitut, l’enfer sur la terre, car la conscience de l’exclusion rituelle de la communauté est certainement une source de douleur psychique.

Il est à noter que l’image du bonheur éternel chez les Betsileo, après lequel ils languissent tellement, soit le ciel, est très pauvre. Selon leur raisonnement, le ciel est un lieu de séjour du Dieu Zanahary et des Ancêtres Razana. Ce lieu est localisé quelque part très haut et c’est le lieu de l’union avec le Dieu Zanahary. Dans ce cas, on peut parler d’une vision du ciel « théocentrique » ou « anthropocentrique », un lieu où l’on s’unit avec le mari, la femme, les enfants, les proches et les amis.

Les deux visions contiennent une idée qui précise que le ciel est une réalisation des désirs les plus profonds des Betsileo. Cette vision du ciel a son point de référence dans les croyances de l’eschatologie chrétienne. Le phénomène de la mort et son inévitabilité incitait l’homme et l’incite toujours à une profonde réflexion sur le sens de la vie, de l’amour et de la souffrance. L’attitude envers la mort affecte fortement la formation de l’approche à la vie.

La question de la mort et l’attitude prise envers elle fournissent la réponse aux questions : « Un être humain, c`est quoi ? », « Quelle est sa véritable destinée ? ».

Les croyances Betsileo, relatives à la mort et à la vie dans l’au-delà, correspondent sous différents aspects à l’eschatologie biblique. Pourtant les différences présentes dans certains éléments (la conception de l’homme, de Dieu, le rôle du mal, la notion du bien, les questions du jugement dernier) sont si grandes qu’il semble impossible de les réconcilier.

Il existe un danger : les pratiques reliant les cérémonies catholiques et non-chrétiennes peuvent mener à un syncrétisme avancé.

Cette dissertation a eu pour but de présenter et de faire découvrir l’essentiel de l’exhumation et de la cérémonie qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts dans la tribu Betsileo à Madagascar.

Le premier chapitre présente l’histoire de l’île Madagascar et de la tribu Betsileo. C’est un rappel des préjudices dont les différents groupes ethniques qui vivent là-bas ont été victimes à cause des motifs cruels et égoïstes. Ces opérations ont déséquilibré et déformé le développement naturel de la population indigène. L’histoire de cette île comprend quelques siècles d` oppression, d’esclavage et de colonialisme.

Le deuxième chapitre traite de la question de l’évangélisation de la tribu Betsileo. Les études réalisées et l’analyse des matériaux sources collectés ont permis de présenter les débuts de l’activité des missions sur ce territoire à partir de 1899 jusqu’à 1934. On a évoqué les missionnaires étrangers et les problèmes qu’ils rencontraient ainsi que les problèmes créés par les communautés protestantes. Il aborde également le sujet des persécutions de l’Église catholique par les pouvoirs colonialistes.

Le troisième chapitre est consacré à l’analyse de l’eschatologie imaginée des Betsileo. Cette analyse démontre que pour eux, la vie terrestre n’est pas séparée de la vie dans l’au-delà, mais toute la réalité est une émanation de la divinité. Il présente les conceptions indigènes d’un Dieu Zanahary, d’Ancêtres Razana et d’Élus Ra, des idées qui sont tout à fait étrangères au milieu chrétien.

Le quatrième chapitre présente le rôle des tombeaux et leur signification comme clé à la culture Betsileo. Une conclusion a été tirée selon laquelle ce n’est pas seulement la vie religieuse mais aussi toute la sphère économique de la vie de la tribu Betsileo qui est centrée sur le tombeau en tant que maison éternelle des Ancêtres Razana. Il présente également la nomenclature et les types de tombeau présents sur le Plateau Central de Madagascar.

Le cinquième chapitre de cet ouvrage contient une présentation d’une opération funéraire particulière, soit l’exhumation, telle que pratiquée dans la tribu Betsileo. Ce rite a été analysé sous les aspects  psychologique, social et religieux. Il a également donné lieu à l’évaluation de la signification de cette cérémonie sur la base des critères économiques, moraux, sociaux, culturels et théologiques.

Le sixième chapitre présente la cérémonie funéraire « Ati-damba » qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts. Cette cérémonie est absente de la culture européenne. Il présente la genèse, la signification et l’évolution de ce rite. Il évalue la signification de cette cérémonie dans un contexte économique, social et religieux. Il présente également le rite de deuil « Zebu ».

Le septième chapitre est consacré à l’analyse de la cérémonie « Ati-damba » qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts. Elle a été réalisée avec un œil sur la façon chrétienne de faire les choses. Une analyse détaillée de cette question a démontré que ce rite est imprégné d’un monothéisme profond. La foi en la vie dans l’au-delà et la peur des défunts, ont été des sources profondes de la pression qui en même temps pousse la population Betsileo à établir des relations avec les Ancêtres-Razana. Il attire également l’attention sur l’occultation de la foi qui se fait par l’initiation, la prière et les sacrifices. Il souligne aussi l’importance de l’amour qui trouve son expression dans la foi telle que vécue quotidiennement par les Malgaches. Leur réalité est un chevauchement de la vie et de la mort. Le fait d’offrir un vêtement à un défunt est l’occasion d’une bénédiction, le fruit de la rencontre entre Dieu Zahanary et un homme.

Les croyances Betsileo précisent clairement la notion du Dieu Zanahary. Il faut donc conclure que les Betsileo sont monothéistes. Ils reconnaissent l’existence du Dieu Zanahary-Créateur, et ils trouvent qu’Il est présent dans leur réalité, dans leurs coutumes et cérémonies religieuses, dans les prédictions, etc. Ils appellent souvent son nom. Dans leurs croyances, ils rendent hommage aux dieux masculins et féminins. Pourtant ce ne sont que les attributs du Dieu Zanahary personnalisé. Le Dieu Zanahary est éloigné car il vit quelque part à une altitude élevée. C’est pourquoi qu’il arrive qu’il soit pris facilement pour quelqu’un d’inutile. Une place particulière est associée aux Ancêtres-Razana. Ils jouent le rôle de protecteurs de familles, de clans et de tribus. Ils affectent la vie quotidienne Betsileo en créant un maillon qui la relie avec le Dieu Zanahary. Ils nomment certains de leurs défunts avec le prénom Élus Ra. Ce prénom rend la connexion possible entre le monde des vivants et le monde des défunts, sans qu`il y ait un lien de parenté par le sang.

Compte tenu de l’énorme signification que le milieu Betsileo attache à la construction des tombeaux solides, on peut tirer la conclusion qu’ils sont persuadés profondément que leur vie ne se termine pas avec la mort, que celle-ci leur offre la possibilité d`une vie future en union avec le Dieu Zanahary et une rencontre avec les Ancêtres Razana.

En étudiant l’art de mourir dans la tribu Betsileo, on aperçoit que pour eux, la mort n’est qu’un doux passage, lequel ils attendent avec impatience. Cette approche au problème de la mort peut servir de modèle pour les milieux hautement civilisés qui ont marginalisé le phénomène de la mort. L’homme contemporain (surtout en Occident), a peur de la mort. Il a créé de nouveaux mythes pour conserver l’illusion qu’il peut vivre éternellement. C’est pourquoi, il se comporte comme si la science de médecine va résoudre le problème de la mort.

Les cérémonies funéraires traditionnelles contiennent des règles relatives au corps, aux funérailles et à la déposition dans le tombeau. Ces cérémonies sont évidemment différentes des rites chrétiens.

L’exhumation, soit « Famandihana », est un phénomène culturel intéressant. C`est pourquoi les annexes 10 et 11 de cet ouvrage comprennent un matériel photographique qui présente la cérémonie et de l’exhumation, et du rite qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts, en occurrence dans les villages Amoongi et Ambalakeli. Dans la culture Betsileo, l’exhumation et le rite qui consiste à apporter des nouveaux linceuls aux défunts sont liés à un banquet communautaire. Cette fête donne lieu à une oblation traditionnelle, le « Zebu ». Le sacrifice est offert aux Ancêtres Razana. Pour mieux documenter ce rite, un matériel photographique a été joint à cet ouvrage dans l’annexe 10.

Książka nr 17 - Ekshumacja. Przewijanie zwłok w plemieniu Betsileo na Madagaskarze [pl]

Ekshumacja. Przewijanie zwłok w plemieniu Betsileo na Madagaskarze [pl]

Book 17 Gallery 3.17
NULL

Other Book Descriptions